Mea Cuba Festival


 

Mea Cuba – Journées de diffusion de la culture cubaines célèbre aujourd’hui sa quatrième édition. Tous les ans, en octobre, L’Arca delle lingue entreprend de promouvoir, diffuser et célébrer Cuba à Marseille par le biais de problématiques contemporaines et actualisées, en marge des stéréotypes et de la surexploitation thématique. La manifestation prend en compte les différentes réalités du territoire et de l’extraterritorialité cubaine, à travers l’exploration des domaines de la littérature, du cinéma, des sciences humaines et sociales, des arts plastiques, scéniques ou du journalisme. Sans contester l’authenticité d’une partie des lieux communs liés à l’île, Mea Cuba souhaite dépasser une vision essentiellement liée au folklore pour mettre en lumière un Cuba pluriel, fascinant, parfois à des années-lumière des considérations habituelles. Cette année, rencontres littéraires, cinéma, conférences, exposition, atelier de danse et concert seront au programme, avec les venues d’Amir Valle, Aconcha ou encore Ruben Paz.

Inspiré par le titre d’un recueil éponyme de l’écrivain Guillermo Cabrera Infante, l’expression Mea Cuba cristallise le paradoxe qui traverse l’identité cubaine (« No hay escritura inocente, ya lo sé. Mea Cuba puede querer decir «Mi Cuba», pero también sugiere la culpa de Cuba ») et suggère de pénétrer dans sa réalité la plus complexe.

Depuis 2016, L’Arca delle lingue a démontré la vitalité des arts scéniques et littéraires du Cuba actuel, ainsi que le statut incontournable de cette manifestation, avec la participation d’artistes et d’intellectuels comme Ronaldo Menéndez, Ileana Diéguez Caballero, Heidi Hasan ou Amir Valle.

Cette année, sur la thématique Cuba Adentro, nous proposerons une double plongée dans la production culturelle contemporaine des cubains. Qu’en est-il de la production littéraire, cinématographique, théâtrale ou artistique du Cuba d’aujourd’hui ? Et comment les cubains de l’étranger réussissent-ils à garder Cuba à l’intérieur, quel rapport conservent-ils à la la culture de leur île et à cet héritage issu de différentes cultures ancestrales, à la fois européennes et africaines ? Cuba Adentro met en avant une réflexion sur l’identité plurielle de la cubanité.

 

 

Ruben Paz

Pour la clôture du festival Mea Cuba – 4èmes Journées de diffusion de la culture cubaine, L’Arca delle lingue et Arts & Musiques en Provence invitent Ruben Paz Cuartetosamedi 19 octobre 2019 à 21h au Molotov pour un concert aux couleurs des Caraïbes, allant de la salsa au latin jazz, en passant par les rythmes afro-cubains. Les quatre musiciens viendront clore une semaine de rencontres dédiées à la culture cubaine (du 11 au 19 octobre).

Pour y participer, vous pouvez vous rendre sur la billetterie en ligne que nous vous mettons à disposition : https://www.helloasso.com/associations/l-arca-delle-lingue/evenements/ruben-paz-cuarteto

Vous trouverez également une location en ligne sur le site du Molotov, avec une présentation et une vidéo :

http://lemolotov.com/events/concert-de-cloture-du-festival-mea-cuba-ruben-paz-cuarteto/

Ruben Paz est avant tout un musicien, il démarre sa carrière musicale à La Havane (Cuba), sa ville natale, où il est diplômé du Conservatoire Supérieur Amadeo Roldán de La Havane, en spécialité saxophone, mais aussi dans des disciplines complémentaires comme le piano, l’orchestration, l’harmonie et le contrepoint, et remporte plusieurs prix d’interprétation populaire et classique. Très tôt, il intègre des groupes connus à Cuba, sous la direction de maestros tels que Kiki Corona, Joaquin Betancourt et José Luis Cortés.

Ruben Paz est un musicien hors pair qui éclaire littéralement la scène lors de ses prestations. Sa maturité musicale est le résultat d’années de travail à l’école fondatrice des racines afro latines de Cuba et plus précisément de la Havane. Ses compositions sont le fruit de ses apprentissages et la connaissance pointue de la musique populaire et traditionnelle passée par le chemin exigeant aussi du jazz et du contrepoint. De Cuba jusqu’à l’Argentine Ruben Paz et son Cuarteto, «affamés de vérité», partent à la recherche du chaînon perdu, avec l’aide de la mémoire collective, de l’amas ancestral importé d’Afrique dans le chaudron du continent américain.