28/04/2018 Vernissage Bernard Plossu – Photologies

SAMEDI  28 AVRIL   2 0 1 8

B E R N A R D   P L O S S U
VERNISSAGE

Photologies 2018


Dans le cadre du festival Photologies 2018, biennale de la photographie d’Aubagne (dont L’Arca delle lingue est partenaire), nous vous invitons au vernissage de l’exposition de Bernard Plossu, le samedi 28 avril 2018 à 11h. La thématique de la cette année sera Italia… immagini, immaginate.

Né au Vietnam en 1945, nourri de la contre-culture américaine et de l’esthétique de la Nouvelle Vague, Bernard Plossu souhaitait devenir cinéaste. De 1960 à 1965, il fréquente la Cinémathèque où il voit les classiques de Dreyer, Bergman, Buñuel, Eisenstein, Bresson ou encore Truffaut, Godard et Jessua. Il s’intéresse également au Néoréalisme italien et au western. C’est en photographe atypique, inclassable, qu’il trace ainsi depuis le début des années 1960 son parcours en solitaire, en marge du reportage, de la photographie plasticienne et des modes, pour être, nous dit-il, de plain-pied avec le monde et ce qui se passe.

Pour ce cinéaste de l’instant donné, photographe du mouvement, la photographie est le moyen d’arrimer la pensée à une connaissance personnelle et physique du monde. Rencontres fortuites, stratégies furtives et rapides des sentiment : Bernard Plossu nous montre à quel point on saisit le monde à travers le corps et le corps à travers le monde. À partir de 1987 et durant une quinzaine d’années, il parcourt à pied les étendues désertiques du sud de l’Espagne. La rencontre avec ce nouveau « jardin de poussière » prolonge ses expéditions précédentes dans les déserts américains et du Sahara. Le vide, le silence nourri de clarté et d’errances fécondes, la solitude, la confrontation aux rythmes extrêmes de la nature relèvent du voyage initiatique qu’il filme et photographie comme une symphonie naturelle.

Bernard Plossu a tracé sa propre voie, construit sa propre grammaire photographique, fidèle à ses premières amours, refusant l’anecdote du vécu et le totalitarisme des inventaires. La photographie devient l’index de quelque chose de proche et d’ouvert à la fois, d’intime et d’impersonnel se faisant militante d’une démocratie sensorielle, où l’homme, la matière, le culturel et l’organique se juxtaposent.

Consultez le programme complet de Photologies : Dossier de presse-PHOTOLOGIES 2018


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mars 21, 2018